le bar en pays de Loire
Publié il y a 32 mois par Flipper , Loire-Atlantique (44) dans Pêche .
Quand j’avais 10 ans, en1960, j’allais à la pêche dans l’estuaire de la Loire avec mon voisin pêcheur professionnel. En quelques heures, des cinq cents mètres de filets on sortait les mulets, éperlans, soles mais principalement de la plie, très rarement déjà à l’époque saumons ou esturgeons mais jamais de bars. Ce qui me laisse penser qu’il y en avait peu à l’époque.
Il y avait dans notre petit coin une dizaine de plaisanciers et bien davantage de professionnels. Aujourd’hui, il y a probablement plus d’une centaine de plaisanciers qui traquent le bar avec un seul hameçon par canne dans le grand estuaire et il n’y a jamais eu autant de bars. Les professionnels du secteur (même de plus loin) viennent poser des kilomètres de filet dans l’estuaire pendant la saison, ce n’est pas pour rien.
Dans un raisonnement simpliste on peut dire que plus il y de plaisanciers plus il y a de bars.
Evidemment c’est absurde, mais pas beaucoup plus que le faire croire à l’opinion publique que le pêcheur amateur est co-responsable de la disparition de certaines espèces. Le bar est encore bien présent dans le grand estuaire .Pourtant je doute que ça dure longtemps quand on sait ce qui est prélevé sur les frayères par les professionnels.
De nos jours il n’y a plus d’éperlans , plus de plies , bien moins de sole alors que les amateurs ne les ont peu péché. Y a t-il une étude qui explique une telle évolution ? et pourquoi cette prédominance du bar ?, ne serait-il pas surprotégé par rapport aux autres espèces ?.Ou alors les facteurs environnementaux ont-ils joués un rôle : Qualité de l’eau, creusement du chenal, comblement des vasières ?ou autres. Dispose t-on l’éléments statistiques sur les prises de bars effectuées par les pécheurs au filet de Pornichet à Savenay et de Pornic à Paimboeuf ou bien
les pécheurs plaisanciers seront-ils condamnés sans éléments à charge mais seulement pour garantir les intérêts des professionnels ?.( Qui sont eux mêmes plaisanciers à l’age de la retraite, si c’est pas avant.)
Décideurs , vous à qui incombe la mission de gérer notre environnement, ne nous privez pas de notre passion. La pêche doit rester une liberté et certains pêcheurs plaisanciers sont capables de remettre à l’eau, vivantes, les espèces en excédent par rapport a leur consommation familiale.
Evidemment il y a des abus , des irresponsables mais si on faisait respecter les lois en vigueur on ferait un grand pas, plutôt que d’en inventer d’autres et de ne pas se donner les moyens de les appliquer.
Par contre je suis favorable à une démarche éducative, tant sur la taille du poisson, la période de repos biologique que sur le respect du milieu marin et ceci est valable pour tous, habitants du bord de mer comme habitants de l’intérieur des terres qui viennent en estivants se distraire sur le bord de l’eau ou en bateau..
2 réponses
Avec mon soutien plein et entier! Liberté de pêcher dans le respect de la ressource et en éduquant les usagers sur les mailles et les périodes de reproduction des espèces. D'accord aussi avec le CBE pour un reporting des prises des plaisanciers sans taxation!





Tout est dit !
Espèce emblematique, souvent mise en avant par le milieu pro qui stigmatise par ce biais l'ensemble de la pêche récréative.
Inutile de pénaliser l'extreme majorité des usagers, de créer une ambiance conflictuelle sur l'eau.
Faire appliquer les lois en vigueur suffit.