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Débat 2 : Une mer fragile et promesse d'avenir

Bienvenue dans l'espace de discussion consacré à la préservation des richesses et à la valorisation du potentiel maritime : la surveillance, la protection et l'exploitation maîtrisée des ressources de la mer, du littoral et de l'Outre-mer requièrent une planification globale et concertée, une véritable approche systémique. Comment faire de la mer et du littoral un territoire de croissance et de développement durable pour l’emploi en France tout en améliorant la protection de ses ressources biologiques? Le groupe de travail n°2 du Grenelle de la Mer a fait des propositions sur cette problématique. Evaluez les grandes orientations du rapport, commentez-les et ajoutez votre propre contribution !

Découvrez l’intégralité des propositions du groupe de travail

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hervé

pour le repeuplement des fonds marins et la reproduction des poissons

Publié il y a 35 mois par Hervé , Val-de-Marne (94) dans Ressources halieutiques .

 

POUR LE REPEUPLEMENT DES FONDS MARINS ET LA REPRODUCTION DES POISSONS…

Lors du colloque «Third Millenium aquaculture farming the micro ocean » qui se tenait à l’Institut Océanographique de Monaco en 1999, le Docteur Ripley FOX, l’un des pionniers de la culture moderne de la spiruline, déclarait :

« ...Un complément stable et durable à la pêche en mer pourrait être la création, en bord de mer, de micro océans où on pourrait reproduire tous les liens essentiels d’une chaine alimentaire depuis les micros algues jusqu’aux poissons pélagiques fortement souhaitables sur la table, incluant également la moisson de plus petits poissons, des crustacés et des mollusques. Nous emprunterions l’eau de mer, cultiverions spiruline et artémias d’un coté qui en passant à travers une forêt de palétuviers où des poissons et des crevettes seraient élevés avec comme nourriture la spiruline et les artémias plus les insectes et autres vivant dans la vase qui se développent dans la mangrove.

L’eau, en passant à travers la forêt de mangrove, irait vers l’élevage de mollusques et les détritus seraient complètement anéantis permettant de renvoyer une eau claire à la mer.

Une ferme micro océanique est d’un rapport de 860 fois supérieur à une pêche en mer sur une surface équivalente. Des fermes micro-océaniques totalisant la surface du Soudan ou de la Guinée pourraient fournir 50 000 000 de tonnes de protéines de très grande qualité. Pour obtenir la même chose avec du bétail il faudrait une surface de terres équivalente à la Chine et aux Etats Unis réunis... »

Dix ans plus tard, l’état des lieux montre qu’il est urgent de réaliser les études techniques détaillées et passer à la réalisation concrète de tels projets pris en charge financièrement par les Etats et toutes les sociétés de pêche industrielle impliqués dans le pillage et le vol qualifié des poissons et autres ressources halieutiques par incursions dans les eaux maritimes territoriales des pays littoraux d’Afrique de l’Ouest et qui devraient être condamnés à ces réalisations par jugements de la Haute Cour Internationale de Justice.

En effet, le constat est catastrophique, car la mer, source de nourriture et de protéines pour des millions d’individus, est assassinée et se meurt… Comme dans tous les espaces naturels et pour toutes les ressources qui s’y trouvent, l’homme croit les réserves inépuisables et, en l’espace de quelques années il a transformé les océans et les mers en déserts stériles et sans vies ne laissant aucune chance aux poissons et autres espèces qui y vivent avec des technologies toujours plus sophistiquées et des bateaux usines qui pêchent plus de cent millions de tonnes de poissons par an dans les mers et océans du globe et le plus souvent au détriment des pays les plus pauvres privant leurs populations d’une alimentation protéinique indispensable à leur survie, le poisson ayant toujours constitué une nourriture de base en complément de céréales.

Il est primordial que ces projets de repeuplement des fonds marins en poissons se situent en milieux naturels en opposition avec des bassins de reproduction en aquaculture comme cela se pratique pour les saumons ou les alevins de bars ou de turbos par exemple.

Les zones de mangroves qui bordent le littoral des pays d’Afrique sont tout à fait adaptées à cet effet.

Les formations forestières de palétuviers immergées qui constituent les mangroves caractéristiques des régions littorales tropicales et subtropicales et qui couvrent la majorité des côtes d’Afrique sont en effet des espaces naturels privilégiés. Elles ont des rôles écologique, économique et social très importants dans la vie des populations côtières du continent africain. Elles sont aussi impliquées dans la chaine alimentaire. Mais ce sont également, des lieux de frayères et de nurseries pour de nombreuses espèces de poissons et d’invertébrés et plus de 80% des poissons commerciaux et de diverses autres espèces aquatiques y passent la plupart de leur cycle de vie.

C’est cet aspect de frayère qui doit être privilégié pour permettre un repeuplement de la mer en poissons.

On connaît les actions bénéfiques apportées par la consommation de la spiruline par les poissons pour leur reproduction et leur développement. On sait aussi leur appétit pour les artémias, petits invertébrés marins.

Il est urgent et primordial de constituer et protéger des zones naturelles de reproduction dans ces mangroves en assurant leur inviolabilité par un balisage à plusieurs centaines de mètres au large des lisières des mangroves, empêchant et interdisant toute navigation et toute présence humaine dans ces réserves naturelles. Le balisage étant constitué de très grosses bouées reliées les unes aux autres par des câbles infranchissables.

Des fermes de production de spiruline et d’artémias pourront être implantées au cœur de ces zones dont les implantations des infrastructures, les dimensions et les caractéristiques techniques doivent être étudiés en considérant les contextes particuliers à chaque projet dont les Maitres d’œuvre et d’Ouvrages doivent évidemment se situer au niveau des Etats en relation avec des Organisations Internationales (Technap, Antenna Technologies, IRD, ISTOM etc…) capables de mener à bien de tels projets et déjà très impliquées dans la production de la spiruline et la vie aquatique marine et les projets de développement durable.

Rappel à toutes fins utiles : QU’EST CE QUE LA SPIRULINE ?...

La SPIRULINE est un micro-organisme, une cyanobactérie, (cyano parce qu’elle est bleue, bactérie parce qu’elle appartient au groupe des être vivants, unicellulaires à structure simple, mobiles, se reproduisant par scission) dont le nom scientifique est « cyanobactérie arthrospira platensis ».

C’est un micro organisme aquatique, invisible à l’œil nu car d’une taille de l’ordre de 0,1 mm de long en forme de minuscule filament formé de spirale, identique à un ressort, d’où son nom de spiruline. La vitesse de croissance et de reproduction du nombre de ces spirales microscopiques dans de l’eau alcaline et saumâtre et de bonnes conditions climatiques est impressionnante et peut, en 24h doubler de volume et de poids. Cette reproduction se fait par photosynthèse comme les plantes vertes et de façon naturelle dans les lacs salés et alcalins des régions chaudes du globe.

La spiruline n’est pas une algue, malgré qu’elle soit couramment classifiée dans la catégorie des «algues bleues-vertes », mais une bactérie de la famille des levures. Elle est dépourvue de paroi cellulosique, ce qui est un énorme avantage sur le plan nutritionnel, car très facile à digérer et assimilable par l’homme sans qu’il soit besoin de la cuire ou de la traiter de quelque manière que ce soit. De cette façon, ses constituants les plus fragiles (vitamines, acides gras essentiels, etc…) sont disponibles sans dégradation, surtout si la spiruline est consommée crue sur les lieux de production mais également déshydratée et conditionnée pour être conservée.

La spiruline est plus riche en protéines que la viande bovine et peut produire entre 25 et 50 tonnes de protéines par hectare soit 156 fois plus que les protéines animales et 125 fois plus que le riz. Sa teneur en protéines est comprise entre 50% et 70% de son poids sec. Ces valeurs sont tout à fait exceptionnelles quand on sait que les meilleures sources de protéines végétales n’arrivent qu’à la moitié de ces teneurs (à titre d’exemple, la farine de soya, contient 35% de protéines brutes).

Il est certain que la spiruline cultivée et produite à des fins humanitaires est une priorité à développer, car sa consommation est essentielle pour lutter contre la malnutrition mais également à des fins thérapeutiques pour aider les malades atteints de maladies provoquant des dégénérescences cellulaires ou d’immuno déficience ainsi que pour régénérer les plaquettes sanguines (par exemple pour les personnes atteintes de paludisme). Le professeur Luc Montagnier la conseille depuis plusieurs années aux personnes atteintes du VIH en Afrique en association à une alimentation de légumes verts et de fruits. Mais il est aussi démontré que les cyanobactéries Anabaenopsis et surtout Spirulina favorisent des productions plus élevées de poissons lorsqu’ils en sont nourris ou pour la constitution de jaune d’œufs plus gros et d’un rouge orangé en la mélangeant à la nourriture des poules pondeuses…

Ces quelques cibles sont citées à titre d’exemples car la liste des applications bénéfiques pour l’organisme humain comme pour les résultats dans l’alimentation animale est longue et n’est pas l’objet de cette communication, bien que une variété de spiruline soit également cultivée en bassins en eau de mer sur le littoral breton, aux USA à Hawaï, en Chine ou au Japon et représente donc une des très nombreuses productions issues de la mer qu’il ne faut pas négliger car elle représente certainement le micronutriment de l’avenir. Il faut savoir que, depuis une vingtaine d’années, la NASA mais également l’Agence Spatiale Européenne ont inclut la spiruline pour l’alimentation des spationautes dans leurs projets de voyages longues distances et longues durées comme par exemple le trajet Terre-Mars, mais également les autres vols orbitaux qui se déroulent…

2 réponses

marin29

Voilà une remarquable proposition, clairement expliquée. Créatrice d'emploi, en plus. 20/20

hervé

Merci et je ne parle pas sans connaitre les problèmes réels car je réside en quasi permanence à Conakry (Guinée) où je travaille à titre personnel sur les problèmes de nutrition, d'hydraulique villageoise et d'électrification rurale (solaire).

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