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Débat 5 : La mer et moi

Bienvenue dans l'espace de discussion libre "la Mer et Moi". Ce forum vous permet d'échanger toutes les idées sur la mer et le littoral avec les autres internautes qui ne seraient pas couvertes par les thématiques des quatre autres forum proposés. Apporter votre propre contribution à la future stratégie maritime nationale ! Lisez attentivement la charte de modération de ce débat afin de partager vos contributions en ligne.

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gyeb

Pêche plaisance, Grenelle de la mer.

Publié il y a 32 mois par Gyeb , Finistère (29) .

Il me semble qu’avant de vouloir modifier /voire pour certain d’imposer leurs vues, il est absolument nécessaire de faire un état des lieux, en prenant le temps nécessaire, puis de réfléchir avec les usagers , comment faire au mieux pour le futur. Surtout pas de mesures à la va-vite, pour satisfaire  certains « extrémistes, ou utiliser les plaisanciers comme bouc émissaire pour masquer l’actuelle crise de la pêche professionnelle. N’en déplaise à tous ceux qui  utilisent , ou sont prêts à utiliser ce sujet pour faire de la mousse, se valoriser, « gagner des galons »,voire tenter de s’approprier l’ensemble de la ressource halieutique,  qu’ils soient de l’Administration, de certaines ONG ou certains représentants des Comités des pêches professionnelles, voire certains journalistes.

Le Grenelle de la Mer  doit établir des lignes directrices très générale mais surtout pas de modalités d’applications établies à la hâte .

De surcroît, les pêcheurs plaisanciers, qui sont de l’ordre de 2 500 000, représentent une force de consommation très importante,  mais aussi un potentiel de nuisance électorale considérable.

Quelques remarques :

-          Les pêcheurs plaisanciers recouvrent de nombreuses catégories sociales, certaines très défavorisées  disposent de la pêche pour « survivre », notamment les retraités des petites catégories  de la pêche et de la marine marchande ( sauf bon nombre de patrons pêcheurs).

-          La pêche plaisance , dans bien des  régions ,fait partir de l’art de vivre,

-          La pêche plaisance recouvre de nombreuses activités : ligne, à pied, casiers, filets, chasse sous-marine  et cela d’un bateau ou de la côte.

-          La plaisance n’est pas en moyenne un gros contributeur à la raréfaction de certaines espèces, Cependant, sa contribution, aussi  modeste soit-elle nécessite d’être réajustée, au même titre que celle des gros contributeurs, ne serait-ce que par solidarité et cohérence d’action.

-          Le touriste de passage n’est pas averti de ce qu’il peut faire ou non . Ainsi des millions de bars juvéniles  disparaissent   chaque année , notamment  pêchés par les enfant dans les ports , en été.

-          Il n’y a pas que le poisson qui fait  l’objet de « tricheries » : coquillages et crustacés rentrent dans cette catégorie,

-          Les quelques « brebis galeuses » de la plaisance, qui pêchent beaucoup trop ou/et qui vendent leur poisson, coquillages,…  , auxquels certains détracteurs de la pêche plaisance  veulent assimiler l’ensemble des plaisanciers, sont notamment d’anc iens  professionnels ainsi que  quelques personnes  qui se pensent intouchables et  des « chômeurs professionnels »                                                                                                                                       Ils sont quasiment tous connus, ou très faciles à identifier.                            

               Mais que font les Affaires Maritimes ? Existent-elles encore ?

Incohérences à rectifier :

-          Il me paraît y avoir une incohérence entre le matériel  autorisé à la plaisance et les restrictions de prises .

-          Il  y a incohérence entre la liberté de pêcher en estuaire certaines espèces qui sont protégées dans la rivière qui s’y jette. Notamment des rivières à saumon .D’ou colère légitime des gestionnaires  et des pêcheurs. Côté eau douce, le pêcheur doit acquitter des droits de pêche spécifiques pour poissons migrateurs, assortis d’une réglementation draconienne alors que  côté maritime, tout est permis.                                                                                                             La réglementation est entièrement à revoir, les droits anciens des inscrits maritimes ne posaient sans doute pas de problèmes à l’époque ou ils disposaient de peu de filets , sans doute pas très efficaces et  surtout il y avait beaucoup de saumons.

-           Dans certains quartiers maritimes, Brest par exp, il est toléré  d’utiliser, à partir de la côte, deux casiers à crustacés. Cette tolérance devient incompréhensible sur certaines plages de la région, située dans un périmètre d’interdiction de pêche au crustacés, ou des plaisanciers à la côte posent deux casiers ou quelquefois plus , à l’époque ou les jeunes araignées viennent muer, alors que les plaisanciers en bateau et les professionnels n’ont pas le droit de pratiquer la pêche aux crustacés  dans cette zone.

Mesures envisageables :

La mise en place d’une licence ,gratuite,  comme pour la plongée ,semble une bonne voie,

Relevés de pêche, avec distribution de bagues gratuites, dans le cadre d’un TAC,  pour les espèces fragilisées, permettrait d’aider à mieux gérer la ressource ( idem de ce qui se fait pour saumon en rivière).

Les quota ne sont à appliquer qu’aux espèces identifiées sensibles,

La proposition de 4 kg de poisson par sortie me paraît inadaptée. Certains plaisanciers sortent deux fois par jour, un grand nombre de jours dans l’année, d’autres 2 fois par mois, pendant seulement la belle saison. Un quota annuel par plaisancier, pour les espèces sensibles , me semble plus équitable. ( Carnet à remplir, carnet de timbres, bracelets,… )

L’ablation de la caudale me paraît une monstruosité. pourquoi  tant qu’à faire, ne pas garder que la partie centrale du poissons ? ( poisson carré). Les initiateurs de cette idées n’ont pas beaucoup le sens de la présentation culinaire, ou alors, ils sont de la génération poisson surgelé « Findus »,

Interdire la pêche pendant les périodes  de reproduction , y compris pour les professionnels.

Relever la taille légale pour les espèces fragilisées ( Bar, dorades, lieus)  Bar : au-moins 40 cm, dorades ( toutes confondues), au-moins 25 cm, lieu jaune : au-moins  40cm.

Une grosse difficulté est d’éviter d’abîmer les petits poissons .. Car les techniques de pêche utilisant plusieurs hameçons triples , ainsi que la remontée rapide de certains poissons à la surface, conduisent à blesser sérieusement un poisson qui ne pourra pas survivre.                                               La pêche au filet est aussi très destructrice dans ce sens.( autant chez  les plaisanciers que chez les « pros »).

 

Il serait utile que des contrôles drastiques aient lieu , aux marées basses de grandes marées. Que la non remise en place d’un  caillou retourné, devienne un délit. Certains jours de marée, notamment  les jours de vacances et de week end, la laisse de basse mer subit une petite catastrophe écologique,

Que les contrôleurs fassent d’abord de la formation, la répression venant  ensuite , le cas échéant

Il manque de toute évidence une information et formation du public sur le sujet ( autant les autochtones que les touristes ).

L’obligation de faire partie d’une association de pêche plaisance , pour tous les types de pêche, en bateau, de la côte, a pied, en plongée,  serait une voie qui me semble intéressante, pour aider à mieux gérer.

2 réponses

dan94

Le plaisancier... encore une ressource à taxer! combien de fois va-t-il à la peche? est-ce lui qui avec ses filets va tuer toutes especes confondues? est ce lui qui a un chalut qui detruit toute la faune sous marine? Quant il n'y aura plus de poissons il n'y aura plus de plaisancier ni touriste!

colbert

dans le cadre du controle de la pèche de loisir il ne faut pas perdre de vue qu'il y a aussi des volets économiques et sociaux culturels qui doivent etre pris en compte.Ces aspects là ne relèvent pas de nos technocrates,mais surtout et avant tout des acteurs directement concernés par le sujet

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