patrimoine naviguant, voyageant
Publié il y a 35 mois par Nostramar , Pyrénées-Orientales (66) dans Patrimoine maritime .
La passion de la mer est aussi celle du voyage. Dépasser les frontières, partir vers l'inconnu, rencontrer l'autre, équipier ou étranger, ce sont les invitations permanentes de la navigation et la vie en mer.
Notre culture maritime est riche de racines puisées partout dans le monde. Les bateaux de notre patrimoine ont aussi été conçus dans des terroirs extérieurs à " l'Archipel France". La création de la langue de la mer est un métissage. Valoriser ce patrimoine, c'est le faire vivre plus que l'exposer, c'est donner aux bateaux historiques l'occasion de naviguer et d'être un des lieux de découverte de la mer,c'est donner aux jeunes la possibilité de continuer ces traversées vers un « ailleurs »mal défini.
La promotion des navires polyvalents et des technologies de pointe (point 34 et 59) répond elle à des besoins d'éducation, à des choix de développement durable ou aux enseignements tirés de l'histoire maritime?
Faut il croire qu'une agence nationale donnera une cohérence à la multiplicité des propositions (parfois contradictoires) développées dans les 4 synthèses? N'oublie t on pas les lieux d'échanges régionaux (européens, méditerranéen, pacifiques....), les conventions internationales sur le patrimoine maritime (non signées par la France)? Veut on, à partir d'une autorité centrale, dépasser les cloisonnements des administrations locales ou canaliser les initiatives non institutionnelles?
Dans les mesures proposées pour partager ma passion de la mer, trouver un équilibre terre mer et chercher de nouvelles régulations pour vivre la mer, je voterai pour:
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celles qui favorisent un accès respectueux de la mer (recherche, éducation, formation, navigation, plongée...) ou une activité humaine (pêche, commerce, loisir) qui se limite pour s'harmoniser avec les rythmes du monde marin.
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Celles qui favorisent l'échange entre les différents acteurs de vie en mer et sur le littoral; avec en priorité les actions locales, décentralisées avec un investissement humain plus que financier.
Je vote contre:
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les propositions de régulations qui placent la réglementation et la centralisation avant la recherche et les échanges
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les propositions qui sous forme « modernistes » mettent en avant des solutions technologiques, médiatiques (47),des innovations ou des changements sans une analyse de la cohérence historique, environnementale et humaine
Il y a peu d'années, j'aurais transmis ce vote en morse, par signaux à bras, par saint Lys Radio.... plus pour la communauté maritime que pour l'autorité qui pose la question.
Est ce différent aujourd'hui par Internet?




