Soutenir les pêcheries artisanales
Publié il y a 35 mois par François , Paris (75) dans Economie .
Le problème, économique, est mondiale.
Des études indépendantes confirment l’intérêt qu’il y aurait à défendre la pêche "artisanale". En effet, les pêcheries de petite taille capturent autant de poissons pour la consommation humaine que les pêcheries industrielles (à l'inverse 1% des bâteaux pêchent 50% des poissons !!), mais elles utilisent des techniques beaucoup plus sélectives, moins destructrices, nécessitant 8 fois moins de carburant que celles employées par la pêche industrielle, et elles créent beaucoup plus d'emplois, qui sont par ailleurs locaux (et font vivre les familles du littoral, mais également les derniers petits ports français et les activités en découlant). Or la pêche artisanale est désavantagée : labellisation difficile à appliquer, et politiques de subventions mal conçues. Selon une estimation de Rashid Sumaila du UBC Fisheries Centre, sur les 30 à 34 milliards de Dollars annuellement dépensés au niveau mondial par les gouvernements pour subventionner la pêche, 25 à 27 milliards de dollars iraient aux flottes de pêche industrielle. L'Europe subventionne par exemple largement une forme de pêche qui détruit les petites pêcheries africaines, appauvrit les côtes et renforce l'immigration vers l'Europe, alors qu'elle pourrait acheter le même tonnage de poissons à ces pêcheries. En France même, les pêcheurs artisanaux sont en grande difficulté. C'est une culture qui meurt.
Je propose donc d'interdire la pêhce industrielle et de subventionner plus largement les pêcheries artisanales.
2 réponses
Interdire la pêche industrielle! Le rêve est pour demain. Mais obtenir que soient favorisées les pêches artisanales pour nourrir en priorité l'homme de son rivage plutôt que le boycottage scandaleux des modestes flottes auxquelles on assiste, oui..! il serait peut être temps. Idem pour le label.





La vraie solution : le LABEL. Les Français comme les Européens sont prêts à jouer leur rôle de consomm-Acteur, le vrai souci est qu'il est aujourd'hui impossible de déterminer la technique qui a permis de capturer le poisson présent sur les étals. Il faut créer un label de la pêche raisonnée