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Débat 4 : Inventer de nouvelles régulations

Bienvenue dans l'espace de discussion consacré aux nouvelles régulations des mers et des océans : comment améliorer la gouvernance des océans et mieux organiser les interactions entre les acteurs? Le groupe de travail n°4 du Grenelle de la Mer a fait des propositions sur cette problématique. Evaluez les grandes orientations du rapport et commentez-les ou ajouter votre propre contribution !

Découvrez l’intégralité des propositions du groupe de travail

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hervé

le pillage et le vol des ressources maritimes des pays africains

Publié il y a 35 mois par Hervé , Val-de-Marne (94) dans Ressources marines .

 

la malnutrition dans les pays d’Afrique de l’Ouest commence par le vol et le pillage des poissons par les pays européens et asiatiques…

Lorsque les principes du traité de Maastricht et la convention de Lomé, qui sont les reflets des politiques européennes, prônent, entre autres, une coopération renforcée avec les pays du Sud en matière de gestion des ressources renouvelables, par le développement de leur économie et de leur capacité à gérer et à exploiter leurs ressources renouvelables marines entre autres, les accords signés avec l’Europe ont, en fait, pour principal objectif de pouvoir accéder librement aux ressources de la mer dans les eaux des pays africains et de sécuriser tout simplement les emplois des sociétés européennes, tout en assurant un approvisionnement en produits marins pour les populations des pays européens devenus déficitaires.

C’est ainsi que depuis une dizaine d’années, l’Union Européenne débourse des centaines de millions de dollars en échange de droits de pêche pour les flottilles françaises, espagnoles italiennes et portugaises dans les eaux territoriales de plusieurs pays africains.

Grâce à des subtilités d’accords et de conventions, l’Union Européenne verse ainsi des dividendes de plus en plus importants (représentant des pourcentages énormes des recettes budgétaires nationales très incitatifs pour des pays pauvres…) pour s’approprier des ressources vitales, pour certains des pays les plus pauvres de la planète, que sont les poissons, par les flottes européennes mais également asiatiques (Chinoises, Coréennes et Japonaises principalement…).

Les fonds européens octroyés devraient aussi, théoriquement, permettre le développement de programmes de recherches et de formations ainsi que le développement de pêcheries artisanales pour assurer des stratégie communes de conservation de la ressource, dans les pays concernés par les accords, mais en réalité il est rare que ces fonds arrivent à destination et on peut affirmer que l’Europe, en toute connaissance, pratique tout simplement ce qu’elle dénonce par ailleurs : la corruption des dirigeants africains au détriment des populations.

Les pays d’Afrique de l’ouest concernés, n’ont pas les moyens pour effectuer des contrôles et une surveillance suffisants, car les financements prévus par l’Europe à cet effet, lors des signatures des accords, n’étant pas versés ou tout au plus partiellement, sans formations adaptées des personnels et sans entretien des matériels alloués à la surveillance, il n’y a pas de contrôle de limite des captures, et ainsi, c’est l’Europe qui décide du nombre de navires qui seront envoyés pour exploiter les mers du Sud et les flottes européennes et asiatiques peuvent s’emparer en toute quiétude et à moindre frais des ressources maritimes de ces pays et pratiquer une surexploitation bien connue et un pillage en règle…

Le pillage des ressources maritimes de pays les plus pauvres de la planète comme en Afrique de l’ouest, par le type d’accords de pêche cautionnés et commandités par la DGXIV de l’Union Européenne, est tout simplement scandaleux et immoral quand on connaît les besoins de ces populations pour leur alimentation en protéines. Et pendant l’on mène des campagnes internationales médiatisées et bien orchestrées pour clamer la souffrance des populations malnutries des pays en développement, les émissaires européens font signer dans les antichambres, des accords qui saignent les populations les plus pauvres…

Le résultat est que les poissons se raréfient sur les étals des marchés car les pêcheurs locaux ramènent de moins en moins de poissons, certaines espèces ont même complètement disparu.

L’exemple des pays européens dans ce type d’actions a fait des émules et les pays asiatiques comme le Japon, en contre partie d’accords officiels de laisser-faire un pillage des fonds marins au large de plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, réalise des travaux souvent d’une utilité contestable dans les pays concernés

Mais la palme du pillage des ressources halieutiques des pays d’Afrique de l’ouest, légalisé par les pays européens, revient aux sociétés chinoises qui ancrent leurs bateaux usines en limite des eaux territoriales de ces pays et en toute impunité font des incursions dans les eaux nationales et draguent les fonds marins.

Les exemples du Maroc, de la Mauritanie, du Sénégal, de la Guinée Bissau ou de la Guinée mais aussi de la Sierra Leone ou du Libéria et jusqu’au Togo sont édifiants…

La République de Guinée possède le plateau continental le plus riche d’Afrique de l’Ouest et attire des centaines de bateaux de pillards sans scrupules qui, sous des pavillons interchangeables suivant les lieux de pêche, n’hésitant même pas à couler les pirogues des pêcheurs locaux jugés concurrentiels… Les poissons pêchés par milliers de tonnes sont conditionnés sur place et expédiés par bateaux frigorifiques vers Las Palmas et d’autres ports d’Espagne afin de blanchir les poissons volés en les écoulant sur les marchés Européens. Des preuves irréfutables ont été consignées par les autorités guinéennes mais également par Greenpeace et la Fondation pour la justice environnementale (Environmental Justice Foundation, EJF).

Toutes ces actions de pillages, piratages, vols de poissons, (comme c’est également le cas de la plupart des ressources naturelles des pays en développement), sont cautionnés voire organisés, afin de permettre un mieux vivre dans l’opulence des populations des pays développés qui ont fini de dilapider leurs propres ressources (que l’on disait inépuisables il y a peu d’années…) et qui se tournent vers des pays impuissants à se défendre et dont les dirigeants sont si faciles à corrompre pour que dure la gabegie…

Jusqu’à quand ?

En tout cas ce n’est pas un sujet qui n’a pas été prioritaire dans les propositions des partis et candidats aux européennes…

 

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