Débat 1 : La délicate rencontre entre la terre et la mer
Bienvenue dans l'espace de discussion consacré à la gestion de l'espace "terre-mer" : quel est le périmètre pertinent des structures de gouvernance et d'action? Comment établir une gestion intégrée et équilibrée des activités liées à la mer, au littoral et à l'Outre-mer? Le groupe de travail n°1 du Grenelle de la Mer a fait des propositions sur cette problématique. Evaluez les grandes orientations du rapport, commentez-les et ajoutez votre propre contribution !
Pour voir l'intégralité du rapport et lire les propositions concrètes formulées par le groupe de travail n°1, cliquez ici.
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L’immensité des enjeux et le sombre diagnostic porté au long des siècles par les hommes d’Etat, poètes, anthropologues, historiens ou géographes, ont été très largement partagés par les cinquante acteurs du groupe 1, chargés de réfléchir aux voies et moyens à déployer pour répondre aux défis de « la délicate rencontre de la Terre et de la Mer».
N’est-il pas trop tard ? La Mer peut-elle sauver la Terre ? N’ont-elles pas l’une et l’autre perdu patience ? Nous ne le croyons pas !
La conscience qu’avait le groupe de sa responsabilité, son engagement et sa persévérance, lui ont permis de construire, grâce à la richesse de sa diversité, un document pétri des convictions de chacun, et d’un véritable sens de l’intérêt général dépassant la première appréciation de l’intérêt particulier. Il n’est pas possible qu’une telle générosité ne permette pas enfin d’aider à inverser le regard et d’apporter avec une vraie modestie, mais aussi avec détermination, une vision transformée.
Le groupe a été saisi d’emblée par cette certitude qui a guidé ensuite toutes ses rencontres, que la délicate rencontre de la Terre et de la Mer, commençait très loin et très haut sur la Terre et très loin et très profond sur et sous la Mer… Et d’autre part un équilibre retrouvé : les rapports de force dans le champ du mandat ont été perçus comme déséquilibrés, d’où la nécessité de les reconstruire.
La rencontre n’est pas seulement délicate parce qu’elle a lieu à la charnière, lieu de tous les dangers, de toutes les fragilités de toutes les pressions, mais plus précisément parce que les préliminaires de cette rencontre et donc les conditions de son bon déroulement ont lieu très loin, souvent à quelques dizaines voire à quelques centaines de kilomètres à terre ou de milles en mer.
La vision commune de la rencontre Terre-Mer contient en germe l’impossibilité de la réussir. En rétrécissant le champ, à la façade, à l’estran, au domaine public maritime, à la bande littorale, à la zone côtière ou aux eaux territoriales, l’homme a concentré sur la charnière, au fil des siècles, toutes les contraintes.
Ces constats effectués, ces convictions partagées ont constitué à la fois le socle et la toile de fond des « Ambitions » que le groupe a construites pour tenter de répondre à son mandat. 800 propositions ont alors surgi, de toutes origines et de granulométrie bien diverse. Puis il a fallu discuter, débattre, prioriser, ordonner, réécrire, mettre en cohérence pour aboutir au rapport qui suit cette introduction en forme de synthèse.
Cinq ambitions majeures se sont structurées autour de deux couples clefs.
Il n’y a pas de relation forte, féconde et durable entre Mer et Terre, sans une alliance solide :
- entre gouvernance et connaissance,
- entre protection et développement.
Vingt-sept « Caps » constituent les axes forts que le groupe a souhaité voir repris par les conclusions du Grenelle de la Mer. Pour garder, tenir ou changer le « Cap », le groupe a imaginé d’éclairer la route au moyen de « Phares» et de « Balises » destinés à porter les propositions discutées et pour la plupart adoptées de façon consensuelle : elles seront détaillées dans le corps du rapport.
La conjugaison du respect de nos engagements internationaux, d’une nouvelle réglementation européenne, de la prise de conscience qui s’accélère de l’urgence écologique et d’un nouveau regard sur nos Outre-Mers précipite la volonté d’avancer ensemble : ne ratons pas cette occasion !
Chacun l'a bien compris: le groupe a collectivement changé sa manière de voir les choses ! Ces changements de paradigme sont plus profonds qu'un regard rapide et superficiel pourrait le laisser croire."Vous ne serez plus les mêmes après le grenelle de la Mer" avait lancé Jean-Louis Borloo! Il ne s'était pas trompé....
De l'interface terre-mer, du couple gouvernance- connaissance, du binôme protection –développement et enfin de l'étroite liaison hexagone- outre-mer, nous avons tous voulu courir le risque de nouvelles ambitions: changeons de cap et, à l'aide des phares et balises, découvrons de nouveaux horizons !
N'oubliez pas de donner votre avis dans les trois autres espaces de discussion ou d'échanger librement sur la mer avec les autres internautes au sein du forum libre "La mer et moi".






