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Débat 1 : La délicate rencontre entre la terre et la mer

Bienvenue dans l'espace de discussion consacré à la gestion de l'espace "terre-mer" : quel est le périmètre pertinent des structures de gouvernance et d'action? Comment établir une gestion intégrée et équilibrée des activités liées à la mer, au littoral et à l'Outre-mer? Le groupe de travail n°1 du Grenelle de la Mer a fait des propositions sur cette problématique. Evaluez les grandes orientations du rapport, commentez-les et ajoutez votre propre contribution !

Découvrez l’intégralité des propositions du groupe de travail

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matoska

Des actions pour préserver le lien terre-mer

Publié il y a 35 mois par Matoska , Gironde (33) dans Littoral .

Grenelle de la Mer 

Juin 2009

La délicate rencontre de la Terre et de la Mer

 

 

Introduction

Le document Stratégie nationale pour la biodiversité, plan d’action mer de novembre 2005 démontre une bonne prise de conscience des problématiques en jeu pour la préservation de la Mer et de sa biodiversité. Toutefois, la mise en œuvre de ce projet publié il y a déjà quatre ans n’est encore qu’insuffisamment concrétisée.

Sur la côte atlantique du Sud-Ouest et le Pays du Bassin d’Arcachon et du Val de Leyre, territoires de notre vigilance et de nos actions, les efforts de diagnostic, de modification de réglementation, ainsi qu’une démarche pour l’évolution des comportements, sont énergiquement mis en œuvre depuis quelques années.

Cependant, dans le même temps, les pressions s’accroissent, rendant la situation plus qu’urgente.

 

                                                                                                                                                                                                                      

-       Afflux démographique démesuré vers le littoral du Bassin d’Arcachon

Ø Mettre un arrêt à cet afflux démographique

Ø Fixer urgemment et à tous niveaux des seuils de capacité d’accueil : ressource en eau, habitat, nautisme, etc.

 

 

-       Pression urbaine sur le bassin versant de la Baie d’Arcachon ; consommation d’espaces et pollutions

Ø Arrêter dès aujourd’hui tout étalement urbain ; ne pas tolérer d’autre urbanisation que celle rendue possible par la densification des centres 

Ø Appliquer strictement la Loi Littoral

Ø Rendre le contrôle de légalité moins discret et plus rigoureux

 

 

-       Développement perpétuel des réseaux routiers, induisant perturbation du régime hydrique et pollutions

Ø S’en tenir aux réseaux routiers et ferrés existants

Ø Réduire le trafic automobile, générateur de HAP

Ø Favoriser les transports en commun et les modes de déplacement doux

Ø Cesser de perturber l’écoulement des eaux par des aménagements artificialisants : talus routiers, busage, etc.

 

 

-       Pression urbaine et touristique sur les rives des cours d’eau qui alimentent le Bassin en eau douce

Ø Préserver les cours d’eau de toute artificialisation et de tout aménagement invasif ou polluant des rives naturelles

Ø Rétablir des espaces naturels préservés et végétalisés autour des cours d’eau

Ø Ne pas recouvrir ou buser les canaux, ruisseaux et crastes ; ne pas les curer

Ø Respecter de très larges zones non-ædificandi autour des cours d’eau : crastes, ruisseaux, canaux, rivières

Ø Préserver et renforcer les connexions entre les cours d’eau et la Mer

 

 

-       Destruction des zones humides qui augmentent la biodiversité du Bassin et absorbent les pollutions

Ø Cesser toute urbanisation au détriment des zones humides ; restaurer les zones humides en voie d’atterrissement

Ø Conserver aux zones humides toutes leurs caractéristiques naturelles ; les préserver de l’accaparement touristique et des aménagements artificialisants ou polluants

 

 

-       Pression sur la quantité et la qualité de la ressource en eau douce alimentant le Bassin

Ø Réduire de façon drastique tous les prélèvements dans la nappe superficielle qui alimente les cours d’eau

Ø Ne pas artificialiser les rives des cours d’eau, ne pas y installer de promenades ou pistes cyclables encourageant la perturbation et la pollution des cours d’eau

Ø Ne pas « chenaliser » et curer excessivement les crastes, ruisseaux et canaux, ce qui accélère le transfert de polluants vers la Baie et détruit la biodiversité les cours d’eau

Ø Préserver la Forêt, dont les racines régulent le régime hydrique ; préserver les ripisylves

 

 

-       Accroissement des pollutions aux biocides

Ø Contrôler strictement l’autorisation et l’usage des biocides destinés aux agriculteurs, aux collectivités, aux divers terrains de sport, aux jardiniers amateurs…

Ø Cesser urgemment d’utiliser les phytosanitaires dans la sylviculture

Ø Cesser l’usage de tous les herbicides « aquatiques » pour le « nettoyage » des végétaux des cours d’eau douce

Ø Cesser tout usage de biocides sur les rives et les talus des cours d’eau

Ø Cesser le déversement de termicides dans les sols

Ø Mettre un terme à l’usage des peintures antifoulings ; leur substituer le carénage à sec

 

 

-       Accroissement des pollutions aux HAP, PCB, métaux lourds, détergents…

Ø Diagnostiquer les sources de ces polluants pour les réduire de façon drastique dans le milieu aquatique et atteindre au bon état écologique de l’eau, conformément aux objectifs de la Directive Cadre sur l’Eau

Ø Mettre un terme aux projets d’épandages de compost industriels, jus de compost, boues de stations d’épuration, cendres de combustion industrielle, vases portuaires contenant ces substances toxiques

Ø Surveiller et réguler les écoulements des anciennes décharges, officielles ou sauvages

Ø Ne pas établir de stationnements et axes routiers aux abords des cours d’eau

Ø Réduire la circulation routière et le motonautisme 

Ø Rejeter tout nouveau développement portuaire autre que stockage à terre

 

 

 

-       Marées vertes

Ø Prévenir l’afflux de nitrates issus du bassin versant et les marées vertes qui en découlent

 

 

-       Pollutions aux macrodéchets dans les cours d’eau et dans le Bassin d’Arcachon

Ø Protéger les cours d’eau des cheminements et autres équipements artificialisants encourageant la présence humaine et l’abandon consécutif de déchets sur les rives des cours d’eau

Ø Organiser ponctuellement le nettoiement manuel des macrodéchets dans les cours d’eau, dans la mer et sur ses rivages

Ø Sanctionner le jet de déchets dans les cours d’eau, sur les plages et dans la Mer

 

 

-       Pollutions et prélèvements d’eau industriels

Ø Aller toujours plus loin dans le contrôle indépendant et dans l’exigence de réduction des nuisances et pollutions industrielles

Ø Eviter la multiplication des mesures dérogatoires

 

 

-       Fragilisation de la pêche et de l’ostréiculture

Ø Assurer prioritairement la qualité du milieu pour assurer la pérennité de ces activités exigeant une réelle protection des eaux

Ø Assurer le maintien de la pêche en préservant la ressource halieutique et en évitant les prélèvements abusifs

 

 

-       Atteintes excessives aux populations de poissons et de coquillages

Ø Eviter la surpêche destructrice de la faune et de ses habitats

Ø Mieux surveiller et sanctionner énergiquement les actions de pêches interdites et la pêche sur zones de protection

 

 

-       Importante déperdition de biodiversité aquatique et semi-aquatique

Ø Décider aussi bien la protection des espèces aquatiques et semi-aquatiques menacées que de toutes celles constituant la biodiversité dite « ordinaire »

Ø Au-delà des critères de qualité des eaux pour la baignade ou la consommation des coquillages, assurer un parfait état écologique de l’eau ; se rapporter, à cet effet, aux critères d’analyses les plus exigeants

Ø Préserver les habitats naturels nécessaires à la vie, à la protection, à l’alimentation, à la reproduction de la faune aquatique et semi-aquatique dans les cours d’eau, le Bassin et à l’interface des deux milieux

 

 

-       Empêcher l’envasement du Bassin

Ø Assurer un débit suffisant aux cours d’eau qui alimentent le Bassin de leurs eaux douces et assurent ainsi l’effet de chasse qui nettoie les esteys

 

 

-       Perturbation des rivages marins et destruction de niches écologiques naturelles sous-marines

Ø Modérer le rengraissement massif des plages au détriment des niches écologiques sous-marines

Ø Diagnostiquer le devenir des sables déplacés par le dragage des fonds et la projection des sédiments aux rivages

 

 

-       Atteintes aux cours d’eau et à la Mer générées par la fréquentation nautique

Ø Réduire la plaisance sur les cours d’eau ; encourager, sur le Bassin d’Arcachon, une plaisance alternative au motonautisme: kayak, aviron, voile…

Ø Systématiser la récupération des eaux noires

Ø Mettre en place les équipements nécessaires à la systématisation du carénage à sec

Ø Réduire la vitesse de toutes les embarcations motorisées

Ø Interdire le mouillage des bateaux sur et à proximité des sites les plus sensibles au plan écologique

 

 

-       Destruction de la laisse de Mer

Ø Conserver la laisse de Mer, nourricière de la flore et de faune, fondatrice de la biodiversité

Ø Mettre un terme au ratissage mécanisé systématique des plages

 

 

-       Grand retard, depuis 1993, dans la création d’un périmètre Natura 2000 englobant tout le Bassin d’Arcachon

Ø Mener urgemment à bien la concrétisation du périmètre Natura 2000, incluant l’entrée des passes du Bassin d’Arcachon

 

 

-       Problèmes générés par les boues portuaires

5 réponses

deniscotesdarmor

slt Matoska.vous êtes tellement strict dans vos suggestions que le grand public ne vous suivra pas,car Paris ne s'est pas fait en 1 jour... Pourquoi priver de pistes cyclables les rives de cours d'eau? Si on est attentif au respect des sites ? On va pas tout interdire non plus,A SUIVRE>>>

matoska

Bonjour, Ces demandes sont celles de 18 associations de protection de l'Environnement du Pays du Bassin d'Arcachon et du Val de Leyre. Elles sont fondées sur l'expérience et de multiples constats de terrain. Pour reprendre l'exemple des pistes cyclables en rive de cours d'eaux, nous constatons de façon récurrente que, là où un cheminement -cyclable ou autre- approche un cours d'eau, les jets de déchets s'y muliplient, la faune, perturbée, régresse. En revanche, là où les cours d'eau conservent toutes leurs caractéristiques naturelles, protégés par de larges "zones tampons" constituées de ripisylves, par exemple, lafaune est abondante et les déchets sont rares, voire totalement absents.

deniscotesdarmor

>>>SUITE sinon on va vivre comme des sauvages,entre loups... Ne pas nettoyer à outrance les plage OK,mais en Bretagne on ramasse les algues vertes à la main ? ça vous dit?

matoska

Il n'est pas question d'interdire strictement l'apporche des cours d'eau ni des autres sites naturels. Nos associations demandent qu'il n'y ait pas d'INCITATION NI DE BALISAGE conduisant le public à fréquenter massivement les sites. Concernant les cours d'eau, les 15 associations rassemblées au sein de la CEBA (Coordination Environnement du Bassin d'Arcachon) engagent une observation des macrodéchets dans les cours d'eau du tour de la Baie. Force est de constater que ces déchets sont omniprésents dans les zones fréquentées par le public. Ces macrodéchets souillent l'eau douce des cours d'eau, puis le Bassin d'Arcachon et, au terme de leur parcours, l'Océan...

sowl

Il serait bon de pouvoir croiser les constats et recommandations des associations. Quand elles pointent dans la même direction, il est temps de faire quelque chose. Mais il peut aussi y avoir des analyses différentes sur un même sujet. Peut-être un grand portail pour s'informer et comparer ?

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